La Chronique de Mr Blue : L'autre jour en écoutant une émission est venu un moment où il a fallu définir le Rock. Alors bien sûr, et cela va dans l'esprit du mythe, personne n'était d'accord. Musicologues et musiciens, critiques et fans s'échinaient à défendre leur pion à coup d'argumentaires plus ou moins légers, fallacieux, sensitifs, cohérents ou épistémologiques, pour au final obtenir pas grand chose ou plutôt si, la confirmation que nous sommes bien 65 millions de sélectionneurs et d'encyclopédistes dans l'hexagone! Alors je me suis rappelé la définition que m'avait donné un musicos lors d'une interview. Le rock c'est finalement, au delà de la musique, conduire un van autant amoché qu'il a parcouru les routes des tournées, fouler des scènes dans des lieux singuliers où les tauliers s'intéressent plus au remplissage de leur verre que celui de la salle, jouer avec les caprices de la météo les pieds dans la boue, communier avec le public même s'il est moins dense que lors de la dernière foire aux cochons du village voisin. Le rock s'identifie, se nourrit et se construit sur scène, en Live. C'est peut être un peu de tout cela que Daria a voulu s'imprégner sur leur dernier opus, Red Red. Enregistré d'une traite et en condition live, sans artifice, cet album est une mise à nu, une ressource. Moins punk que les précédents Silencer et Open Fire diront certains, plus accessibles et mieux construits relateront d'autres, Red Red est dans tous les cas empreint des effluves de Seattle, là où le rock-phoenix a ressuscité de ses cendres dans les années 90. Le dernier titre, The English Cloud, semble à lui tout seul caractériser leur nouveau son. Toujours autant rock, batterie et guitares à blocs et pourtant très mélodiques, voix puissante et énergique et cependant touchée par une certaine mélancolie et amertume, ce titre est du registre d'Alice in chains (Would?) ou de Pearl jam (Alive). Bien sûr le groupe garde la fougue et le rythme anaérobique de leurs performances comparable au style des Foo fighters auxquels ils ont été souvent comparés et qui donnent la furieuse envie de les voir s'égosiller sur scène (Tristan Da Cunha, Parade). Mais par une musicalité plus aboutie tant sur les vocalises que les instruments (Bridges) et un nouvel univers exploré, coloré d'une sombre désespérance (The sinner ; We are what we aren't), Daria semble avoir acquis une maturité qui, couplée à leur jeu scénique, promet de belles heures pour leurs fans, actuels et futurs.

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