The message

Grandmaster Flash and the Furious Five

Pays : USA
Date de sortie : 1982
Label : Sugar Hill Records
Site du groupe : grandmasterflash.com

Hip Hop

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La Chronique de Mr Malo : Je vais vous faire une confidence. Je ne suis pas le plus grand fan du premier album de Grandmaster Flash and The Furious Five. Non, je ne vais pas me lever le matin (pourquoi me mentirais-je à moi-même ?). J'écrivais donc, je ne vais pas me lever à midi et m'exclamer intérieurement, tiens je me vais faire péter un petit « Scorpio », comme ça, histoire de pratiquer l'aérobic en mode robotique. Pour être parfaitement honnête avec vous, je me vois mal ramener une nana à la maison et lui dire du ton le plus suave possible. Ne bouge pas poupée et m'empresser de faire résonner « Dreamin » dans ses oreilles. Il est intéressant d'ailleurs de savoir que Stevie Wonder en apprenant que la chanson lui était consacré, s'est empressé de faire renforcer la sécurité autour de sa villa. De peur, certainement, de voir débarquer sept types amoureux de sa superbe personne, ce bon vieux Stevie avait aussi appris dans la foulée quelques rudiments de kung-fu. Je le tiens de source sûre. Vous l'aurez compris sans difficulté mes amis, je ne suis pas un inconditionnel de la première livraison du crew new-yorkais. Mais, car oui, il y a un fantastique mais. Je me prosterne devant la puissance du morceau qui termine l'album. « The Message », comme une tornade urbaine soulève le rap balbutiant et le transporte sur des cimes inconnues de lui jusqu'alors. Ed Dukee Bootee Fletche, musicien de son état et Melle Mel, MC du groupe du Bronx font péter les codes. Le rap déballe enfin sa réalité aux yeux du monde. Le rap cesse de vouloir séduire par un côté festif. Le rap te prend par la nuque, pince bien fort au niveau des cervicales et te susurre avec délicatesse : « Bordel, est-ce que tu vois où je vis ?! ». Musicalement parlant, la qualité aussi est de la partie. Le riff de synthétiseur est efficace, le beat, implacable, fait la part belle au story-teller. Parce que oui, les paroles trouveront un écho partout dans un pays gangréné par la ghettoïsation. Des phrases comme « It's like a jungle sometimes, it makes me wonder how I keep from going under » sont de véritables graines sur l'asphalte. En poussant, elles donneront des KRS 1, A Tribe Called Quest ou encore Public Enemy. Je vous l'avoue sans peine les amis, vous saurez pourquoi Stevie Wonder est devenu violent et paranoïaque en écoutant la déclaration d'amour sans pudeur de sept mecs qui portaient du cuir. Pour ceux qui s'intéressent aux racines du rap conscient, « The Message » reste la référence. Un message, hélas, plus que jamais d'actualité.

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